Ecopsychologie

 

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Les sciences humaines et sociales (telles que la psychologie) dépeignent un monde sans nature, tandis que les sciences naturelles (telles que l’écologie) dépeignent un monde sans hommes. Alors où conduit un champ (tel que l’écopsychologie) qui enfourche sans se décontenancer la division redoutée homme-nature ? »

Andy Fisher

Il n’existe actuellement aucune définition unanime de l’écopsychologie.

Elle voit le jour dans les années 70 sous l’impulsion du mouvement des thérapies humanistes aux Etats-Unis , sous son versant psychologique du moins.

Sur le versant écologique, l’invitation des mouvements de libération politiques et économiques associés à une prise de conscience spirituelle de l’état du monde dans lequel vit l’être humain semble inévitable.La nature n’est donc pas une réalité extérieure, mais bien un lieu vivant et non duel duquel nous faisons partie intégrante.

L’écopsychologie est donc l’étude du lien indissociable ( mais réellement déséquilibré aujourd’hui) qui existe entre l’humain et la nature (son berceau). Elle tire ses fondements théorique dans la psychologie et les sciences de l’environnement. Ces deux disciplines ont besoin l’une de l’autre afin d’expliquer les racines de la « dépression humaine », du « déracinement » de l’être humain avec ce qui le rend vivant.

Je suis donc convaincu qu’une grande partie des souffrances psychiques et physiologiques de l’humain se développent au départ de son manque de sécurité et de soin de son écosystème.

En comprenant et en  intégrant la souffrance de son environnement, il se permet de prendre conscience de sa propre condition et donc de sa souffrance fondamentale.

Le « mal d’être » ne peut donc pas trouvé ses réponses uniquement par l’intermédiaire des voies intrapsychiques ou sociales.

Le but de l’écopsychologie est donc de recréer un rapport juste avec la nature pour se reconnecter à sa propre nature, avec universalité.

C’est au travers d’écopratiques que l’écopsychologie peut prendre forme dans le champ de la psychothérapie. Elles se déclinent sous diverses formes: la marche, la méditation, le shamanisme, la land-art, l’art du potager, le shinrin yoku,… (liste non-exhaustive bien entendu). Ces « pratiques » permettent un accès à « l’Âme du Monde » invitant l’Humain à (re)prendre conscience de son histoire et de sa culture, c’est à dire de ses racines.

« La psychologie a besoin de l’écologie pour élargir au monde non humain sa compréhension de la psyché humaine, saisir les liens mutuels qui peuvent exister entre les maladies de l’âme et les maux de la planète… Un habitat naturel dégradé a aussi un effet négatif sur la psyché et le comportement. »

Michel-Maxime Egger